Guide de préparation des fichiers d'impression

Guide de préparation des fichiers d'impression — un article du blog SOSPrint Région Sud consacré à l'impression express, aux délais de production et à la livraison par coursier interne à Marseille, Toulon, Nice et dans toute la Région Sud.

Le format de sortie : PDF, et rien d'autre

Un fichier d'impression se transmet en PDF. Les formats natifs des logiciels de création, les documents bureautiques et les images isolées posent tous le même problème : leur rendu dépend de la machine qui les ouvre, des polices installées et de la version du logiciel. Le PDF fige la mise en page, embarque les éléments nécessaires et se contrôle de façon fiable avant production.

Privilégiez un export en PDF/X-1a ou PDF/X-4 lorsque votre logiciel le propose : ces profils sont conçus pour la production imprimée, ils imposent l'aplatissement des transparences problématiques et l'inclusion des profils colorimétriques.

Couleurs : travailler en CMJN dès le départ

L'impression utilise quatre encres, cyan, magenta, jaune et noir, quand un écran affiche en rouge, vert et bleu. Un document conçu en RVB puis converti en fin de parcours perd toujours en intensité, particulièrement sur les verts vifs, les bleus électriques et les orangés fluorescents, qui n'existent pas en quadrichromie. Créez donc le document en CMJN dès l'ouverture, afin de voir sur votre écran une approximation de ce qui sortira en machine.

Pour un noir de fond étendu, n'utilisez pas le noir simple à 100 % : il rend gris. Un noir riche composé, par exemple 60 % de cyan, 40 % de magenta, 40 % de jaune et 100 % de noir, donne une profondeur nettement supérieure. À l'inverse, un texte de petite taille doit rester en noir simple pour éviter tout défaut de repérage.

Si votre charte impose une couleur exacte, indiquez sa référence Pantone dans votre demande. Nous vous indiquerons l'équivalent quadrichromie le plus proche et ses limites avant impression.

Résolution : la règle change avec le format

  • Petit format (flyers, cartes, dépliants) : 300 dpi à taille réelle. En dessous, les textes fins et les détails photographiques se dégradent visiblement.
  • Affiches et posters lus à un mètre : 200 dpi suffisent largement.
  • Grand format lu à distance (bâches, kakémonos, roll-ups) : 150 dpi à taille réelle, parfois 100 dpi pour une très grande bâche vue de loin.
  • Logos et textes : toujours en vectoriel plutôt qu'en image, quelle que soit la taille du support.

Fonds perdus, marges et zone tranquille

Le massicot ne coupe jamais au micron près. On prévoit donc un fond perdu, c'est-à-dire une extension du visuel au-delà du format final : 3 mm par bord en petit format, 1 à 2 cm en grand format tendu ou œilleté. Sans lui, un décalage d'un millimètre laisse un liseré blanc sur le bord.

Symétriquement, gardez une zone tranquille à l'intérieur du format : aucun texte, logo ou élément important à moins de 5 mm du bord en petit format, davantage sur un support de stand dont les bords sont pincés, enroulés ou fixés. Sur un roll-up, les 15 premiers centimètres du bas disparaissent dans la cassette.

Polices, images liées et transparences

Vectorisez les polices avant l'export, ou incorporez-les si votre logiciel le garantit. Une police manquante est remplacée automatiquement, ce qui décale la mise en page sans prévenir. Vérifiez également que toutes les images liées sont bien incluses dans le PDF final et non simplement référencées sur votre disque.

Les effets de transparence, ombres portées et modes de fusion se comportent parfois différemment en production. Un export en PDF/X-1a les aplatit, ce qui supprime la mauvaise surprise au prix d'une modification irréversible : conservez toujours votre fichier de travail à côté du PDF exporté.

Contrôle avant envoi : la liste en dix points

  • Le format du document correspond exactement au format commandé.
  • Le mode colorimétrique est CMJN.
  • Le fond perdu est présent sur les quatre bords.
  • Aucun élément important à moins de 5 mm du bord de coupe.
  • Les polices sont vectorisées ou incorporées.
  • Les images sont à la bonne résolution, vérifiées à 300 % de zoom.
  • Le nombre de pages et leur ordre sont corrects.
  • Les repères de coupe sont présents si le format est non standard.
  • Le fichier est nommé de façon explicite, avec le support et la quantité.
  • Une personne est désignée pour valider le BAT rapidement.

Et en situation d'urgence ?

Ce guide couvre la préparation technique dans l'absolu. Lorsque la commande est urgente et locale, les arbitrages ne sont pas les mêmes : nous les traitons dans l'article consacré à la préparation d'un fichier prêt à imprimer en Région Sud, qui détaille les blocages les plus coûteux en temps et les informations à joindre à votre envoi pour tenir un délai compté en heures.

Ce que vous trouverez dans cet article

Nous détaillons les délais réellement tenables selon le support, la préparation des fichiers d'impression, les contraintes propres aux salons et aux sites d'exposition, ainsi que les zones et horaires de livraison couverts par nos coursiers salariés.

Nos délais de référence

  • Marseille et proche périphérie : livraison dès 1 heure, sans frais de course.
  • Var et Alpes-Maritimes (83, 06) : 2 à 3 heures, 40 € HT.
  • Reste de la Région Sud (13, 84, 04, 05) : 4 à 6 heures, 90 € HT.
  • France métropolitaine : 24 à 48 heures, sur devis.

Préparer un fichier prêt à imprimer

Exportez en PDF, en mode CMJN, avec 3 mm de fond perdu sur chaque bord et les polices vectorisées. Une résolution de 300 dpi est la limite basse pour le petit format ; le grand format se travaille en 150 dpi à taille réelle. Un fichier conforme évite l'aller-retour de correction qui coûte le plus de temps dans une commande urgente.

Besoin d'une impression en urgence ?

Appelez le 07 56 98 22 32 à toute heure ou envoyez votre fichier : devis en moins de 15 minutes, production immédiate après validation du BAT et livraison dès 1 heure à Marseille.